Ce que pensent les hommes

Ce que pensent les hommes
Les garçons dans les vestiaires. Clarika en a fait toute une chanson, je me suis alors demandé ce qu'il y avait de particulier dans ces vestiaires masculins. Quitte à décevoir certains, les garçons sont comme les filles. Certains sont pudiques et s'entortillent d'une serviette pour enfiler leur caleçon, d'autres plus à l'aise discutent ensemble sous la douche. Bien sûr nous avons les discussions foot, ou plus généralement sport. Des discussions politiques également, certains quarantenaires ayant un avis sur tout « mais sarkozy il le fait exprès », jusqu'à vouloir refaire le monde « si on continue comme ça on court à notre perte ». On oublie alors que l'on est en caleçon voire en tenue d'adam pour entamer des discussions de comptoir. Les habitués parlent des cours qu'ils ont ratés, « mais c'est parce que je faisais un marathon ». Le groupe assez important des gays (comme quoi ils font apparemment effectivement attention à leur image), reconnaissable notamment à la bise qu'ils se font et aux discussions qu'ils peuvent avoir (« avec alex, on est a passé nos vacances en Espagne »). Enfin, les surprotéinés qui, eux, ne discutent pas, se regardent dans la glace et avalent leurs mixtures habituelles.
Mine de rien, les vestiaires des hommes, où ma vue déplorable m'a souvent miné, peuvent vite me manquer.
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# Posté le dimanche 08 novembre 2009 06:13

Ecrire pour exister

Ecrire pour exister
L'auteur est souvent celui qui connaît le moins son ½uvre. Voilà pourquoi il se doit de se relire assez souvent. Il y a alors des moments de fierté, ceux où l'auteur se dit « ah ouais, je l'aurais pas mieux dit » ou « ah c'est vrai je voulais dire ça je ne m'en souvenais plus ». Se relire fait, de fait, se remémorer pas mal de choses, bonnes et mauvaises. Mais l'écrit permet au moins de mettre des mots sur ces instants là de chagrin ou de complicité, de manque ou d'émerveillement. Mais au grand dam de celui-ci, il arrive alors pour l'auteur de se répéter. Il n'aurait pas du se relire, les mêmes chansons, les mêmes thèmes d'article.... Il comprend mieux les critiques de certains livres ou disques qui disent « c'est le même que le dernier ». L'auteur rationalise pour sa part en me disant qu'il est, au moins, fidèle à sa pensée, qu'il sait traduire une même pensée par différents mots. Plus très original peut-être, d'où aussi une écriture qui se fait plus rare. Peut-être parce que les choses changent peu... Quelques jours après la date des 2 ans de liberté, bien sûr que des choses ont changé, dans le bon sens comme dans le mauvais. Les articles larmoyant écrits avec quelques grammes dans le sang, ça n'arrive plus vraiment. Une boucle s'est bouclée : de l'auteur très expressif sur ses émotions et sur ce qu'il ressent, l'auteur a repris le costume de celui qui garde les choses en lui. Voilà pourquoi l'auteur se renouvelle peu. Il continuera à écrire, comme ces derniers temps peu souvent, en espérant à chaque fois qu'il prendra sa plume qu'il est allé un peu de l'avant, ne serait-ce que de quelques pas.
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# Posté le dimanche 08 novembre 2009 05:46

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 06:09

Berceuse - Coeur de Pirate

Songe après songe tu me manques
Et les peines ne disparaissent pas
Et jour après jour je songe
À courir très doucement vers toi

Mais toi tu ne me connais plus
Après ce tort je t'ai vraiment perdu
Et elle se range à tes côtés
Pendant que j'en oublie tes baisers

Et sans souffrir j'en ris
Mes regrets restent dans son lit
Et sans rire je souffre
Car il a eu mon dernier souffle

Tort après tort je cale
Et mes larmes ne te ramèneront pas
Et coup après coup que je donne
Il ne me lâchera pas

Il ne me connaît pas vraiment
Et toi tu ne me cherches pas à l'instant
Pourtant je cherche pourquoi je t'ai laissé
Que pou un temps dans cette soirée

Et sans souffrir j'en ris
Mes regrets restent dans son lit
Et sans rir je souffre
Car il a eu mon dernier souffle

# Posté le dimanche 18 octobre 2009 19:40

Ne le dis à personne

Ne le dis à personne
« Je n'avais jamais dit ça à personne ». C'est une phrase qui a une importance que celui qui l'a prononce ne soupçonne peut-être pas. Ceux qui ont vu « 500 jours ensemble » comprendront, les autres aussi sûrement, mais allez voir ce film quand même ! Il arrive parfois que l'on se retrouve dans une situation où l'on se confie. Les occasions sont diverses et peuvent se cumuler : soirée un peu arrosée, personne à qui l'on se confie beaucoup, moment propice pour parler de quelque chose que l'on gardait personnel. Alors il nous confie quelque chose. Confier est le bon terme, c'est donner quelque chose en étant certain que l'autre en prendra soin. Peu importe la nature de ce qui a été dit finalement. « Je n'avais jamais dit ça à personne », cela montre la confiance que l'autre vous porte. Une confiance souvent fondée, pas instable. Quelle marque d'affection alors, comme on peut se dire « c'est que je dois être important pour lui », puisqu'il se livre, puisqu'il dit des choses qu'il n'a jamais dites à personne. On espère alors pouvoir rester cette personne à qui il dira ses secrets, ses craintes, ses peurs, ses envies, ses folies, ses engouements, ses folies, ses coups de c½urs, ses questionnements... ou plus simplement son histoire. On espère rester à jamais la personne à qui il pourra dire « je n'avais jamais dit ça à personne ».

# Posté le dimanche 18 octobre 2009 19:00

Modifié le dimanche 18 octobre 2009 19:16

Le voyage du ballon rouge

Le voyage du ballon rouge
Les ballons de baudruche, comme ils pouvaient nous émerveiller, gamins. Ils voguaient des les airs, semblaient parfois défier la loi de la pesanteur. On espérait toujours pouvoir en apporter à la maison, choisir la couleur du ballon que l'on gardera près de soi dans la voiture, en revenant d'une chaîne de restauration ou après un après-midi « festif » de dimanche en famille. Mais ces ballons sont comme les fleurs de Brel, périssables et éphémères. Très vite, ils perdront de leur vigueur, la couleur ne suffira pas à compenser le vieillissement rapide du ballon qui prend déjà des rides et traîne plus au sol qu'il ne semble vouloir s'envoler. On est content qu'il ne se soit pas éclaté avant, et pourtant on espérait quand même qu'il dure, qu'il soit notre jouet et l'objet de notre émerveillement pendant plus longtemps que ça. Mais les ballons de baudruche des nos 8 ans prennent sûrement leur valeur en cela, comme souvent. C'est parce qu'on sait qu'ils ne durent qu'un temps qu'ils nous sont si chers et que l'on a toujours tant de peine à jeter à la poubelle. On n'a plus qu'à atteindre la prochaine fête de famille, en espérant que les hôtes auront pensé aux ballons.

# Posté le dimanche 18 octobre 2009 17:06

Modifié le dimanche 18 octobre 2009 18:35