L'auteur est souvent celui qui connaît le moins son ½uvre. Voilà pourquoi il se doit de se relire assez souvent. Il y a alors des moments de fierté, ceux où l'auteur se dit « ah ouais, je l'aurais pas mieux dit » ou « ah c'est vrai je voulais dire ça je ne m'en souvenais plus ». Se relire fait, de fait, se remémorer pas mal de choses, bonnes et mauvaises. Mais l'écrit permet au moins de mettre des mots sur ces instants là de chagrin ou de complicité, de manque ou d'émerveillement. Mais au grand dam de celui-ci, il arrive alors pour l'auteur de se répéter. Il n'aurait pas du se relire, les mêmes chansons, les mêmes thèmes d'article.... Il comprend mieux les critiques de certains livres ou disques qui disent « c'est le même que le dernier ». L'auteur rationalise pour sa part en me disant qu'il est, au moins, fidèle à sa pensée, qu'il sait traduire une même pensée par différents mots. Plus très original peut-être, d'où aussi une écriture qui se fait plus rare. Peut-être parce que les choses changent peu... Quelques jours après la date des 2 ans de liberté, bien sûr que des choses ont changé, dans le bon sens comme dans le mauvais. Les articles larmoyant écrits avec quelques grammes dans le sang, ça n'arrive plus vraiment. Une boucle s'est bouclée : de l'auteur très expressif sur ses émotions et sur ce qu'il ressent, l'auteur a repris le costume de celui qui garde les choses en lui. Voilà pourquoi l'auteur se renouvelle peu. Il continuera à écrire, comme ces derniers temps peu souvent, en espérant à chaque fois qu'il prendra sa plume qu'il est allé un peu de l'avant, ne serait-ce que de quelques pas.